CHRONOLOGIE

Chronologie

1798 : Naissance d’Auguste Comte à Montpellier, le 19 janvier.

1814-1816 : Formation à l’École Polytechnique

1817-1824 : Rencontre avec Saint-Simon. Comte devient son secrétaire. Il crée la loi des Trois États, exprimée pour la première fois dans Prospectus des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société (1822). Rupture avec Saint-Simon en 1824.

1825 : Mariage avec Caroline Massin. Comte donne ses premiers cours de philosophie positive à son domicile, rue du Faubourg-Montmartre.

1826-1829 : Crise de folie (ou « épisode cérébral »). Comte est interné à la Maison de Santé du Dr Esquirol. Il sort l’année suivante avec la mention « non guéri ». Il fait une tentative de suicide puis reprend ses cours.

1830 : Comte commence à publier son Cours de Philosophie Positive. Il est co-fondateur de l’Association polytechnique pour l’instruction libre et donne des cours gratuits d’astronomie aux prolétaire à la mairie du IIIe arrondissement.

1832 : Comte obtient un poste de répétiteur de Mécanique et d’Analyse à l’École polytechnique. Il perdra son poste en 1852.

1837 : Comte devient examinateur d’entrée à l’École polytechnique.

1839: Parution du IVe volume du Cours de philosophie positive. Comte y emploie pour la première fois le mot « Sociologie ».

1841 : Comte emménage avec Caroline au 10 rue Monsieur-le-Prince. Un an plus tard, Caroline le quitte.

1842 : Parution du dernier volume du Cours de philosophie positive.

1844: Parution du Discours sur l’esprit positif et du Traité philosophique d’Astronomie populaire. Octobre: rencontre avec Clotilde de Vaux.

1845 : « L’année sans pareille ». Comte correspond assidument avec Clotilde de Vaux dont il est tombé éperdument amoureux. Il remanie sa doctrine en laissant une plus grande place à l’affectif, qui n’était pas susceptible d’être appréhendé par les sciences.

1846 : Mort de Clotilde de Vaux (Tuberculose), le 5 avril, au 7 rue Payenne, dans le quartier du Marais. Comte est dès lors persuadé que la méthode scientifique est insuffisante et ne peut traiter les questions subjectives. Il fonde la religion de l’Humanité et propose un culte des morts.

1848 : Mise en place de la Seconde République après la révolution de Février. Comte décide de formaliser son engagement politique en fondant la Société Positiviste, association libre pour l’instruction positive dans tout l’occident européen. Publication du Discours sur l’ensemble du positivisme.

1851-1854 : Publication du Système de politique positive, son second Grand Œuvre. Coup d’État de Napoléon III (1851). Comte perd sa place d’examinateur à l’École Polytechnique (1852). Création du subside positiviste.

1857 : Mort d’Auguste Comte le 5 septembre, dans sa chambre Rue Monsieur-le-Prince. Il est entouré de ses disciples et de Sophie Bliaux, sa gouvernante et fille adoptive. Le philosophe est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

OEUVRE

  • Séparation générale entre les opinions et les désirs, 1819
  • Sommaire appréciation de l’ensemble du passé moderne, 1820
  • Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, 1822
  • Considérations philosophiques sur la science et les savants, 1825
  • Considérations sur le pouvoir spirituel, 1826
  • Examen du traité de Broussais sur l’irritation, 1828
  • Cours de philosophie positive, 1830-1842
  • Traité de Géométrie analytique, 1843
  • Traité philosophique d’astronomie populaire, 1844
  • Discours sur l’esprit positif, 1844
  • Discours sur l’ensemble du positivisme, 1848
  • Système de politique positive, 1851-1854
  • Catéchisme positiviste, 1852
  • Appel aux Conservateurs, 1855
  • Synthèse subjective, tome 1, 1856

 

A sa mort (5 septembre 1857), Auguste Comte laissait à l’état de projets trois Traités systématiques, dont la publication devait s’échelonner sur les dix prochaines années :

  • Traité de l’éducation universelle (prévu pour 1859)
  • Système d’industrie positive ou Traité de l’action totale de l’Humanité sur la planète (prévu pour 1861)
  • Traité de philosophie première (prévu pour 1867)