Février 2026

ACTUALITÉS ET ACTIVITÉS
Février 2026


Vendredi 20 février 2026
19h00
Rencontre autour de l’ouvrage
La religion des morts. Comment le XIXe siècle a inventé le deuil moderne
(Le seuil, 2025)
Avec son auteur Guillaume Cuchet
Maison d’Auguste Comte, 10, rue Monsieur-le-Prince, Paris 6e
Le XIXe siècle a été par excellence le temps du « culte des morts », ce culte familial du souvenir et de la tombe qui a été un de ses ancrages anthropologiques et religieux les plus profonds et les plus unanimes. L’Ancien Régime n’avait rien connu de tel. Et pour cause : son système d’inhumation était tout autre et l’essentiel était encore pour lui de prier pour les âmes des morts, pas d’aller leur rendre visite dans les cimetières. Les défunts étaient enterrés dans et autour des églises, les cimetières avaient des allures de terrains vagues, les tombes individuelles étaient rares et on ne pèlerinait que sur celles des saints.
Au XIXe siècle, tout change. Un nouveau type de cimetière émerge : le nôtre. Propriété communale, souvent séparé des églises et des habitations, plus étendu, il accueille un nombre croissant de tombes individuelles et familiales, pour certaines monumentales. Dans ce nouvel espace les rituels se modifient : visites fréquentes, dépôt de fleurs, recueillement, compatibles avec toutes les croyances et incroyances du siècle. Pompes funèbres et tenues de deuil envahissent l’espace public, le phénomène culminant chaque année à la Toussaint. Le culte des morts a ainsi été le grand phénomène de religion populaire du XIXe siècle, un siècle qui a eu le deuil pour religion et dont l’influence s’est prolongée fort avant dans le XXe siècle, et même jusqu’à nos jours.
Guillaume Cuchet est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et codirecteur du Centre d’histoire du XIXe siècle de la Sorbonne. Il a publié notamment Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement (Seuil, 2018).
Nombre de places limitées/ Réservation par mail obligatoire:
par téléphone: 01 43 26 08 56
Gratuit

En librairie en février
Guillaume Lancereau
Le Culte de l’histoire. Écrire la Révolution, 1889-1940
CNRS éditions
Ce livre s’ouvre sur la décennie du Centenaire de la Révolution. Jusqu’alors, l’histoire de la Révolution avait été l’affaire de polygraphes, de romanciers ou de poètes, soucieux de faire valoir une lecture politique de l’événement. Avec la Troisième République, des historiens de métier voulurent en faire une science.
Si la consolidation de la république est allée de pair avec une institutionnalisation des savoirs scientifiques sur l’époque révolutionnaire, certains historiens ne sont pas restés indifférents aux questions les plus brûlantes de leur temps. Les débats sur la » question sociale » et les origines du socialisme se trouvèrent ainsi projetés au cœur de leurs recherches, en dialogue avec des historiens de l’Empire russe qui furent les premiers à étudier le transfert massif de propriétés sous la Révolution et l’avènement de la bourgeoisie.
L’auteur révèle comment la Première Guerre mondiale, puis les années d’entre-deux-guerres donnèrent une nouvelle dimension aux luttes idéologiques et historiographiques sur la Révolution, en lien avec l’histoire longue du pacifisme, du nationalisme, du communisme et du positivisme. Il propose une réflexion plus large sur les articulations entre le travail de l’historien et les appels du temps présent.
Guillaume Lancereau , historien, a reçu en 2022 un prix de la Maison d’Auguste Comte pour la thèse dont cet ouvrage est issu.
Editeur: CNRS EDITIONS
EAN: 9782271154385
380 pages.

HORAIRES DU MUSÉE
le mardi de 14h à 17h
le mercredi de 14h à 17h
le 2e samedi du mois de 14h à 17h
ENTRÉE: 4 euros (adultes), 2 euros (étudiants, titulaires du Pass Navigo),
gratuit (minimas sociaux, demandeurs d’emploi)
Nous proposons également des visites pour les groupes
(scolaires et autres),
sur rendez-vous, en semaine (2 euros par personne).
1 er étage : accueil
2 e étage : appartement
